NOTRE APPROCHE

Cantonnée à l’Etat dans les années 1980 – 1990, l’idée de réforme est désormais beaucoup plus large. Son champ s’étend aux diverses composantes du « modèle » français : institutionnelle, économique, sociale, éducative. Les défis de la mondialisation économique et financière et de l’élargissement de l’Europe lui confèrent une acuité particulière.

Parce qu’elle repose sur des règles du jeu de plus en plus éloignées de notre tradition, la globalisation oblige la société française à réformer en profondeur ses modalités de fonctionnement.

Tout l’enjeu de l’adaptation de notre modèle à la concurrence internationale et aux réformes consiste à trouver le bon point d’équilibre entre volontarisme d’une part et l’intégration de nos spécificités.

Notre analyse, nos constats

La globalisation met en lumière la crise de notre « modèle » et rend indispensable des réformes approfondies.

Dans chacun des domaines traditionnels d’exemplarité, les performances de la France apparaissent désormais dans le meilleur des cas, équivalents, et parfois sensiblement en retrait de ce qui se fait à l’extérieur de nos frontières.

A titre d’exemple, notre service public de l’éducation nationale consomme un cinquième des crédits du budget général alors que le chômage des jeunes atteint des niveaux records, la France perd du terrain dans les mesures internationales de savoir pas classe d’âge de l’OCDE, les universités malgré les investissements sont paupérisées et les chercheurs français prennent le chemin de l’étranger.

Notre système de santé reste performant mais absorbe des ressources considérables et provoque une surmédicalisation de la population française (record de la consommation de médicaments).

L’adaptation de notre pays à la mondialisation induit nécessairement la remise en cause de certains statuts, tant dans le secteur public que dans le secteur privé. Sont considérés ici les statuts des 3 fonctions publiques (Etat, collectivités territoriales, hospitalières, mais également des professions réglementées (juridiques ou médicales), des conventions collectives de certains secteurs pourtant modernisés (le secteur bancaire), ou des pratiques de certaines grandes entreprises.

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Les 5 principes clés du « cahier des charges » d’amélioration de la performance

Cinq principes fondamentaux sont placés au cœur de l’accompagnement que nous proposons aux secteurs publics et privés  en vue d’améliorer leurs performances :

1 – la remise en cause de l’approche « top down », ou l’avènement de l’intelligence collective, c’est à dire la co-construction des projets de service et des organisations transverses

Devant désormais faire face aux nouveaux défis comme les TIC, l’internationalisation croissante des activités, la crise économique, l’arrivée sur le marché du travail des Digital Natives (jeunes nés après 1980), les managers doivent repenser leur rôle au sein des structures publiques et privées pour devenir de véritables leaders

Les stratégies managériales autrefois imposées aux salariés ne sont plus adaptées à l’évolution du marché. Le management moderne est aujourd’hui fondé sur la capacité des managers à faire partager leur vision, expliquer le changement, à en faire la pédagogie vis-à-vis d’équipes qui sont désormais désireuses d’être associées aux décisions et à la définition des grandes orientations des projets de leurs entreprises et de leurs administrations. Les managers doivent en outre être attentifs au bien être des salariés, valeur essentielle qui occupe une place centrale dans la conception du travail moderne, devenir des détecteurs et développeurs de talents, des chefs d’équipe qui savent « distribuer le ballon » et associer leurs collaborateurs à la définition des stratégies et à la prise de décision, pour accompagner au mieux le changement.

2 – l’équité

Pour maximiser les chances de succès, les réformes selon nous doivent s’accompagner de contreparties, seules à mêmes de garantir l’adhésion des agents publics et privés et la pérennité des processus de changement. Les agents publics et les salariés sont prêts à accepter d’évoluer, de s’adapter à un monde qui change, mais pour réussir les réformes doivent être perçues comme justes et équitables et générer un partage des efforts.

3 – le volontarisme

Les réformes réussies doivent être concertées, expliquées et accompagnées. C’est pourquoi nous proposons aux décideurs publics et privés des outils adaptés leur permettant d’alimenter sur la durée les dynamiques positives des réformes. Il faut savoir « vendre une réforme » en s’engageant pleinement, en expliquer le sens, les objectifs concrets à long terme en privilégiant les approches coopératives et concertées.

4 – l’efficacité

Les dynamiques réformatrices doivent faire l’objet d’un accompagnement visant à appuyer les démarches des acteurs publics et privés visant à expliquer que les réformes utiles ne doivent pas être considérées sous l’angle punitif mais plutôt comme des investissements à long terme permettant de préparer au mieux l’avenir. Nous défendons à cet égard l’idée selon laquelle pour produire une dynamique, les réformes doivent produire rapidement des résultats tangibles dans des domaines clés comme l’emploi ou le niveau de vie notamment.

5 – la contribution de l’ensemble des acteurs en appui des politiques publiques

Nous croyons fondamentalement que dans le monde complexe dans lequel nous évoluons personne ne peut réussir seul. On ne peut plus tout attendre de l’Etat, de même l’Etat doit apprendre à mobiliser l’ensemble des acteurs utiles et compétents pour décliner ses politiques publiques. Il nous faut apprendre à être modestes et réinventer des modes de décisions collectifs associant à la fois Etat, collectivités locales, entreprises, associations, société civile. C’est pourquoi nous sommes convaincus qu’il convient plus que jamais de favoriser  l’intelligence collective, l’innovation et la créativité pour susciter l’engagement, la confiance et la prise d’initiative.

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